Le logo de l’art-thérapeute

À la fois organe de la vue et de la perception du monde, l’histoire et les civilisations s’accordent pour faire de l’œil un symbole représentant l’invisible et/ou l’indicible de l’être humain. S’il représente par sa fonctionnalité notre capacité à voir les autres et la vie en général, l’œil pose également le regard de celui qui observe en lui-même et en ce qu’il vit: à la fois son présent, son passé et ce qu’il visualise en lien avec son avenir. En ce sens, la vision caractérise le centre et l’axe de la connaissance symbolique ainsi que tous les savoirs qui procèdent de cette connaissance.

 

Au cours de sa vie, de l’enfance à sa vie d’adulte puis à l’âge de la vieillesse, l’être humain rencontre tout un ensemble d’évènements qui viendront modifier ou accentuer la vision qu’il porte sur le monde qui l’entoure, sur lui-même ainsi que sur son histoire personnelle. Fondée à partir d’expériences vécues, d’apprentissages, d’idées et de sentiments, la « vision de soi» constitue un ensemble de « croyances ». Selon leurs polarités, positives ou négatives, ces croyances amèneront l’individu soit à progresser et à vivre des réussites, soit au contraire, à se confronter à des difficultés et à vivre des “échecs”.

 

Mais ne perdons pas de vue l’essentiel : l’être humain est appelé à grandir et à évoluer tout au long de sa vie dont le but ultime est d’accéder au bonheur. Chaque cycle, chaque étape et chaque obstacle sont une occasion permettant à l’individu de mieux se comprendre, de mieux se connaître et d’éliminer au passage les zones d’ombres lui barrant la route. Pour parvenir à se développer et à actualiser pas à pas la vision personnelle et subjective qu’il a de lui-même, l’être humain doit avant tout se considérer comme un être changeant et capable de transformation. Cette condition nécessaire permettra alors à tout individu empêché dans son-bien-être de s’engager dans un processus d’évolution impliquant connaissance de soi et guérison. Et qui a vécu un processus psychothérapeutique sait combien l’honnêteté et le courage sont nécessaires pour découvrir ses zones d’ombre et remettre en cause l’image de soi.


Mon choix de logo se veut optimiste, ludique et représentatif de ce concept que Carl Gustav Jung nomme le processus d’individuation. Celui-ci est au cœur de mon engagement en tant qu’art-thérapeute, tant il me paraît fondamental et constitutif du bon développement individuel et collectif de l’être humain et de la société.

 

Le chemin en zig-zag représente le processus thérapeutique dans lequel l’individu s’engage en vue d’accéder à une meilleure qualité de vie matérialisée par les rayons du soleil irradiant au sommet de la montagne. Chaque virage traduit une progression permettant d’actualiser l’image de soi et de dépasser ses zones d’ombres. De là, un espace se crée: c’est l’ouverture d’esprit d’où émerge une nouvelle connaissance (ou conscience) de soi figurée par ce point lumineux situé entre l’iris et la pupille. Cette traversée, que seul l’individu peut effectuer pour lui-même, par lui-même et en lui-même, le rééquilibre et le renforce dans les trois composantes de son estime de soi: l’amour de soi, la confiance en soi et l’affirmation de soi représentées par les trois montagnes. De ce processus d’individuation, l’être humain ressort vainqueur et fortifié, exprimés par les deux petit bras costauds. L’objectif atteint permet à l’individu de restaurer son intégrité, il rayonne positivement du courage et de l’honnêteté gagnés tout au long du chemin parcouru, c’est le logo dans son entier.

 

Bienvenue à vous !

 

Le créateur du logo : Cédric De Montceau